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À l'aventure! Conquérons l'Asie!

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Le Cambodge

Depuis près de deux semaines maintenant, Pierre et Andrée sont venus nous rejoindre. Le temps de célébrer tous ensemble le passage à l'an 2010 en Thaïlande et nous franchissions la frontière du Cambodge.

Le Cambodge.

Encore un pays qui devra souffrir une description minimale de quelques articles seulement. Et pourtant, il y aurait autant à dire qu'il y a à voir. Mais, bon, ça commence à toujours être la même ritournelle, non?!

...

Dès notre arrivée au Cambodge, deux éléments nous attendaient avec une impatience peu commune: le soleil et le sourire des habitants. Le premier, d'abord, nous a cueillis dès notre descente de l'avion. Seul dans le ciel de janvier, le soleil sèche en cette période de l'année la terre qui se soulève en une fine poussière rouge qui colle à la peau. La plupart des gens portent sur le visage un masque ou un foulard lors de leurs déplacements en motos. Nous n'avons pas tardé à les imiter.

Ensuite, il y a les sourires. Partout, tout le monde, tout le temps, sans motif ni raison autre que l'envie de partager leur bonne humeur, les gens nous sourient. Pourtant, le passé des Cambodgiens s'est cousu de guerre, de misère et de famine et, aujourd'hui encore, espérer que demain sera plus enviable est un luxe auquel tous n'ont pas accès.

Dans les campagnes, par exemple, la plupart des habitations se résume à quatre murs, un toit et un plancher -parfois fait de bois, parfois de terre battue. Sur la poignée de terre devant la maison, deux ou trois vaches maigres cherchent à se mettre une herbe grasse sous la dent. Dans le champs derrière, le père et les enfants aînés travaillent du matin au soir baignés dans les rizières à piquer ou récolter le riz. La mère vend un panier de fruits le long de la rue alors que deux des plus jeunes enfants se chamaillent joyeusement dans la poussière à côté d'elle. Ils sont nus; le nuage rouge les drape pudiquement.

Depuis le début de notre voyage, nous avons été à mille moments en contact avec la pauvreté. Par contre, généralement, elle se manifestait chez certains segments de la population, dans certains quartiers, en raison de certains handicaps, etc.

Ici, ce qui frappe, c'est que bien que la pauvreté soit incontestablement généralisée, les visages sont animés de bonheur, de sourires, d'espoir. Faut-il que la misère ait été grande pour que celle d'aujourd'hui paraisse supportable.

Bon. Maintenant, il ne reste qu'à pouvoir s'en rappeler lorsque, dans six mois, nous trouverons la boîte de lait vide dans le frigo, lorsque nous n'aurons pas d'eau chaude dans la douche, lorsque le serveur se fera attendre au restaurant, lorsque nous n'aurons pas les sous pour nous acheter un nouveau cellulaire, lorsque, dans notre garde-robe pleine à craquer, nous ne trouverons pas quoi nous mettre, lorsque...


(^-^)

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