À l'aventure! Conquérons l'Asie!
Bonjour Québec,
Nous voici maintenant rendu au dixième jour de notre voyage. Toujours en vie. Sans maladie contagieuse ou plaie infectieuse. Ni même une bénigne turista… Mais nous ne perdons pas espoir… ;o) cette maladie du parfait touriste finira bien par nous trouver… les statistiques sont contre nous!
Mais, ne perdons pas de temps et entrons dans le vif du sujet.
Nous sommes à la veille de quitter Singapour pour la Malaisie (demain matin, aux aurores). En bref, qu’est-ce que l’on retient de ce magnifique petit pays? Premièrement, la très grande diversité sur une surface relativement petite. On marche sur une rue, au centre-ville, entouré uniquement de gratte-ciels d’une soixantaine d’étages, sans véritablement voir où l’on va, puis, au détour d’une rue, on se retrouve en plein cœur du quartier chinois, de la petite Inde, d’un jardin botanique dense comme si l’on était sur les rives de l’Amazone (que nous avons d’ailleurs visité sous la pluie; parfum d’ambiance Rain Forest) ou plus surprenant encore, sur une rue complètement destinée à ce qui semble être la principale raison de vivre des Singapouriens : le Shopping. Et on ne parle pas ici de quelques boutiques! Imaginez une rue, où sur plusieurs kilomètres, on ne retrouve que des centres commerciaux qui ont entre 4 et 8 étages, et ce, sur les 2 cotés de la rue. On parle ici de milliers de boutiques… Et ce n’est qu’une rue!! Il y a des centaines d’autres centres dispersés un peu partout!
La seconde raison de vivre : la nourriture! Bon, d’accord, on sait tous que se nourrir, c’est essentiel. Mais à voir le nombre de restaurants que Singapour possède, c’est presque alarmant! Un magasin sur trois est un restaurant… et ce, sans compter que chaque centre commercial possède une et parfois deux « Halte-bouffe »!! Il y a même de ces mêmes haltes sans centre commercial (Food Court) où l’on mange plutôt bien pour en moyenne 3$... à moins bien sur de se risquer au mets national : la tête de poisson au curry (ca, nous ne sommes pas encore prêts!!). Et pourtant, ces restaurants sont toujours occupés! C’est à croire que personne ne se fait à manger chez lui!
Et comment font-ils pour rester sveltes selon vous?
Très simple : ils suent!! ;o)
La chaleur augmentée par l’humidité est tellement accablante à Singapour que l’on peut suer 1 litre en un après-midi (enfin… presque). Par contre, eux, ils n’ont jamais l’air de transpirer… Mais nous avons percé leur secret : ils s’épongent en cachette!! Nous les avons surpris!!
Outre ce fameux petit linge dans leur poche (secret #1), ils n’oublient jamais d’emporter un second objet le matin : le parapluie (secret #2). Singapour n’a pas vraiment de saison des pluies au contraire des pays avoisinants. Il pleut un peu, à presque tous les jours. De véritables averses tropicales : tout est complètement détrempé et 15-20 minutes plus tard c’est terminé! Donc, le jour, les gens utilisent le parapluie comme ombrelle contre le soleil et, en fin de journée, contre la pluie. Ingénieux ces asiatiques… ;o) Dommage qu’on n’en ait pas apportés…
Dernier fait cocasse concernant la chaleur : dans notre chambre, nous nous battons pour le contrôle de l’air climatisé.
Alain 27o vs Marie 30o …Imaginez l’extérieur…
Oups… on avait oublié qu’il ne fait pas vraiment chaud à Québec…
(^-^)
-- Et puis d’abord, c’est quoi un choc culturel? ------------------
Avant de partir, nous nous sommes préparés, autant que possible, afin d’atténuer les éventuels « chocs culturels ». Nous nous sommes intéressés aux différentes cultures, aux mœurs des habitants, leurs religions, habitudes, caprices, goûts culinaires, susceptibilités…
C’est que nous croyions que les chocs culturels avaient à voir avec les différences entre les cultures.
Pourtant, depuis que nous sommes à Singapour, l’inédit nous surprend dans ce qu’il a de familier.
Des exemples?
Cette indienne qui glisse hors de son long vêtement traditionnel un BlackBerry pour photographier sa fille qui déguste une barbe à papa devant un manège.
Ce moine bouddhiste qui, au sortir du métro, hèle un taxi.
Ce chinois muni d'une longue branche qui balaie le plancher tout en conversant grâce à son Bluetooth fixé à l'oreille.
Ces jeunes asiatiques qui étudient leurs examens dans un Starbucks coffee. Puis, subrepticement, sortent un rouge à lèvres de leur sacoche de grande marque…
Non pas que les différences s’affaissent, non pas qu’il n’y a plus rien de traditionnel ou d’exotique, loin de là. Mais les livres n’ont seulement pas le relief du quotidien. Et au milieu des milliers d’odeurs nouvelles qui planent autour de nous, il nous semble tout de même que la surabondance n’est ni le plus subtil, ni le plus recherché.
(^-^)