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À l'aventure! Conquérons l'Asie!

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Quitter pour retrouver


À Saigon, avec à nouveau notre sac sur le dos, nous hélons un taxi.


Cette fois, nous nous dirigeons à l'aéroport pour rejoindre beaucoup plus qu'une nouvelle destination. En Australie, nous retrouverons avec une certaine appréhension « l'occident » avec tout ce que cela a de familier et, surtout, nous rejoindrons Jean, mon frère, et Sophie-Anne, sa copine.


Après 9 mois de séparation d'avec eux, nous en oublions notre tristesse de quitter l'Asie.


Car, oui, à penser au parfum des nouilles préparées sur le trottoir, aux centaines de sourires rendus, aux visions enchanteresses (la Baie d'Halong, les rizières de Sapa...), je me dis que, sans doute là encore, nous serions restés bien plus longtemps. En voyage comme dans la vie, il reste que le plus difficile c'est de faire des choix... et quitter est sans doute l'un des plus douloureux qui soit.


Mais pas aujourd'hui. Je sais qu'il y a deux êtres que nous aimons qui nous attendent à Sydney. Et quand bien même qu'ils m'attendraient au Zymbanistan, j'irais les rejoindre. Alors en fin de compte, aussi bien que cela soit en Australie!


...


En avion, nous survolons enfin Sydney.


Notre première et pourtant banale réflexion me fait comprendre combien par moment en Asie cela nous a manqué. Le ciel est bleu sans nuance; l'air est clair; le soleil, direct, plein, éblouissant. Plus une trace de ce halo de smog qui brouille les villes asiatiques. Au milieu de la dense forêt qui coure autour de Sydney, la ville semble presque impromptue. Une intruse sertie dans un tapis d'arbres.


Ainsi, avant même d'atterrir, nous comprenons que bien que familière en raison de son héritage britannique, cette terre ne devrait pas moins receler un choc pour le visiteur en ce qu'elle représente encore un espace préservé d'un monde ancien. Le plus ancien monde, en fait.
Jusqu'à ce qu'on retrouve l'Atlantide, bien entendu...



Quelques heures plus tard, nous retrouvions Jean et Sophie-Anne. Protégée par le dieu des retrouvailles, je ne me suis pas fait heurtée en traversant la rue pour me jeter dans leurs bras. Le choc n'était rien en comparaison de notre brusque atterrissage! Du bonheur en barre!



(^-^)

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